[Couplet
1]
Un
froid matin d’automne
Quelque
part en Champagne
Sous
un ciel monotone
Déchiré
par la mitraille
Les
compagnies s’engouffrent
Dans
les boyaux souterrains
Pleins
d’une odeur de soufre
De
poudre et de sang humain
[Pont
1]
On
a même plus le courage
De
pleurer sur notre sort
L’angoisse
arrive à ras bord
Finies
les rancoeurs et la rage
Plus
que la peur et la mort
[Refrain]
Les
barbelés, ils m’encerclent
Les
barbelés se resserrent
Les
barbelés, ils me griffent
Les
barbelés, ils me déchirent
[Couplet
2]
Étalés
dans la boue
Les
cadavres s’entassent
Moi,
terré dans un trou
Je
sens que mon sang se glace
Mon
pote Léon s’effondre
Sous
la morsure de l’acier
Ce
sera donc ça ma tombe
La
mélasse des tranchées
[Pont
2]
Gaston
n’a pas attendu
Hier
il a pris son couteau
Et
s’est lacéré la jambe
Préfère
crever dans un hosto
Que
dans le chaos du no man’s land
[Refrain]
Les
barbelés, ils m’encerclent
Les
barbelés se resserrent
Les
barbelés, ils me griffent
Les
barbelés, ils me déchirent
[Couplet
3]
Un
froid matin d’automne
À
courir dans les flaques
Même
l’air s’empoisonne
Il
faut sortir les masques
Des
malheureux s’étranglent
Pour
avoir trop tardé
Et
se roulent dans un râle
Au
milieu des barbelés
[Pont
3]
Est-ce
que je serai vivant demain
Avec
deux jambes et deux bras ?
J’en
sais rien…
Y’a
personne qui me répondra
Les
barbelés eux, sont là…
[Refrain]
Les
barbelés, ils m’encerclent
Les
barbelés se resserrent
Les
barbelés, ils me griffent
Les
barbelés, ils me déchirent
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